Ce qui m’a le plus frappé lors de ma première séance de Psychologie Métaphysique, c’est le fait d’identifier assez rapidement que la source de beaucoup de mes blocages dans la vie provient de la nature de la relation que j’entretiens du côté maternel car c’est un sujet qui m’a toujours plus ou moins préoccupé, mais sans réellement réussir à y trouver de solution.

A la base, je suis venue faire une séance de Psychologie Métaphysique pour évaluer ce qu’elle peut m’apporter, m’aider à mieux me comprendre et mieux exploiter mon potentiel. Elle pourrait me fournir les outils pour mieux faire face à des situations qui ont l’air de se répéter dans ma vie

– D’autre part, cela entre dans un projet de changement de vie, et selon les résultats de cette expérience, je pourrais envisager d’approfondir dans cette voie, car je suis très intéressée par les méthodes de bien-être alternatives et je me verrai bien évoluer dans ce genre de sphères.

Au moment où j’arrive à ma première séance, et que j’explique à Véronique mon parcours de vie, la discussion tourne assez vite autour de la nature des relations que j’entretiens avec les hommes, dernièrement. Bien que je sois consciente de ne pas encore me sentir prête à me lancer dans une nouvelle relation de couple sérieuse, de manière contradictoire, il semblerait que je cherche également une certaine osmose avec les hommes que je rencontre- osmose caractéristique de ma relation avec ma mère. Cette recherche d’osmose se dévoile aussi dans ma relation avec les autres de manière générale, et dans la façon que j’ai de faire passer les besoins des autres avant les miens, d’attendre d’eux un retour pour l’énergie que je fournis à rendre les autres bien.

Le premier exercice consiste à essayer de visualiser et de s’identifier à l’animal. Je comprends qu’elle est ce qu’il y a de plus proche au niveau physique et représente mon intimité. Je la vois plutôt rigolote, en cartoon, avec une houppette blonde sur la tête, mais je n’arrive pas à m’identifier à l’animal. Véronique n’insiste pas sur cet exercice et me demande de mettre face au miroir.

Je dois imaginer ma mère et devenir elle. Lorsque je regarde mon visage, ce qui me frappe c’est la souffrance qui s’en dégage. Je pleure énormément et j’essaie d’évacuer toute cette douleur, mais il y en a énormément et cela m’épuise.

Nous faisons encore quelques autres exercices. Véronique me parle du lotus, que je peux m’y réfugier, qu’elle le voit en filtre constant dans la vie de tous les jours et que cela permet de s’équilibrer. Elle dit également me percevoir comme une cathédrale, quelque chose d’immense et solide, contenant une force/énergie très puissante, mais que je retiens les portes fermées de peur de ne pas savoir comment maîtriser ce qui pourrait en sortir. Cela me touche car c’est quelque chose que je ressens vraiment, je sais qu’il y a quelque chose de fort en moi, j’ai confiance dans le fait que cela peut générer de belles choses, mais je ressens effectivement que j’ai peur d’être 100% moi-même et de me laisser totalement aller. Certainement car je porte la souffrance et les peurs de ma mère et qu’il faut que je m’en dissocie.

Véronique me propose différents exercices en fin de séance :

– revenir dans le lotus le plus souvent possible, et pourquoi pas y inviter ma mère pour essayer de discuter et faire partir ces peurs et cette souffrance qui ne sont pas les miennes.

– ne plus proposer mon aide, mais attendre qu’on me la demande

Entre la première et la deuxième séance, j’essaie d’appliquer les conseils. Je remarque mon inclinaison à effectivement vouloir me rendre utile aux autres et essaie autant que faire ce peut de ne pas céder à mes pulsions. Ca marche des fois, et des fois non.

Je retourne également une fois dans le lotus pour y inviter ma mère. Le moment est très intense car je vois ma mère qui crie à gorge déployée pendant un très long moment pour évacuer toute sa souffrance. Je ne suis pas certaine qu’elle soit toute partie, en tout cas, depuis je n’ai pas voulue l’inviter à nouveau dans le lotus.

Lors de ma deuxième séance de Psychologie Métaphysique, je me rappelle avoir retenté de m’identifier à l’animal sans succès. Je répète les paroles « tu es la bienvenue, je t’aime », je la prends dans mes bras, mais je n’arrive pas à donner la bonne intention à mes actes et mes paroles. J’ai l’impression de la rejeter, de ne pas vraiment vouloir l’accepter.

Véronique me demande d’aller dans le lotus et de mettre le miroir devant moi et de décrire ce que j’y vois. Je me rappelle y voir une fumée noire épaisse qui se transforme en renard. Le renard est l’animal auquel je m’identifie. Véronique me demande de décrire ce que représente le renard pour moi. Je lui dis qu’il est rusé, dans le sens qu’il est intelligent, mais aussi sournois, qu’il fait les choses en cachette. Même s’il peut être farouche ou agressif, il est également mignon et peut être apprivoisé.

Le renard part dans le miroir en prenant un chemin au milieu de vallons, je le suis et il me mène devant une chaumière. Quand je rentre dedans, il s’agit d’un intérieur ancien en pierre et bois avec la cuisine, une table, les ustensiles un peu partout, d’un côté, et le séjour et une cheminée de l’autre. Il y a une présence dans cette maison, un vieil homme assis, qui ne me regarde pas et ne me dit rien. Je ne ressens ni qu’il est bien ou malveillant, et nous le laissons donc partir.

Véronique me fait revenir dans le lotus et tente de me faire ressentir l’énergie qui me remplit à partir de mes pieds jusque vers ma tête, mais je sens que l’énergie s’arrête au niveau des genoux. Je n’arrive pas vraiment à débloquer le flux, alors Véronique me demande de regarder car il y a une personne pour moi dans le lotus. Il a une cape et une longue barbe et lorsque je le vois il s’approche, me prend dans ses bras et m’enveloppe d’une sensation immense de joie, d’amour et de bien être. Je passe littéralement des pleurs à rire aux éclats tellement ce que je reçois me fait du bien. Véronique m’explique que cet homme représente la Vie et que je suis en train de ressentir à quel point elle m’aime. Cela résonne fort en moi car je suis effectivement convaincue d’avoir un rapport très fort à la vie et une forte intuition qu’elle peut m’offrir des choses incroyables si j’accepte de me laisser aller, et l’émotion de ce moment, cet éclat de rire qui n’en finit pas reflète exactement la force de mes possibilités.

Lors de la troisième séance, je raconte à Véronique comment, le jour d’avant, j’ai réussi à parler d’un sujet personnel avec ma mère, que je voulais aborder depuis longtemps. Or plus on avance dans la discussion et plus je me rends compte que ma démarche n’était pas celle que je croyais, et qu’au lieu de m’affirmer ou de m’assumer face à elle, j’avais plus une démarche d’aveu de faute (qu’en réalité, j’assume) avec un sentiment de culpabilité. Je me rends effectivement compte que je n’ai pas les mêmes besoins de justifications avec le reste de mon entourage, et que ce besoin est à nouveau lié à la recherche d’osmose entre elle et moi. Je ne suis pas comme elle, et j’ai l’impression de la décevoir. En même temps, je ne veux pas être comme elle car elle est trop négative, toxique et destructrice, et que j’aime mieux ma vie et ma façon d’aborder les choses que la sienne.

Véronique perçoit un problème lié au liquide amniotique. Je lui explique alors m’être empoisonnée en ingérant le liquide avant de naître. J’ai vécu les premières semaines de ma vie en couveuse et intubée. J’explique aussi que ma mère m’a déjà avoué ne pas vraiment avoir désiré avoir d’enfant, mais qu’atteinte d’endométriose, il s’agissait d’une solution possible pour la guérir, ce qui a effectivement été le cas. Je réalise alors mon rôle de bébé médicament et comprends tout de suite mieux les raisons de la nature de cette relation si fusionnelle et explosive avec ma mère. A la fois elle ne me désire pas vraiment mais s’accroche à moi car je lui sauve la vie. Autant des fois j’ai l’impression qu’elle m’aime et me mets même sur un piédestal, que je suis la seule chose importante dans sa vie -ce qui m’oppresse- autant je peux ressentir qu’elle me rejette et ne m’accepte pas en tant qu’individu telle que je suis.

Je commence alors par un exercice devant le miroir, où je dois essayer de pardonner ma mère, mais malgré plusieurs essais, il semble que je n’ai aucune envie de lui donner mon pardon ni même celui de l’univers. Les blessures sont tellement profondes et je suis tellement convaincue qu’elle ne comprendra jamais ce qu’elle provoque autour d’elle, que je refuse de ne plus lui en vouloir, à cause de l’attitude totalement injuste qu’elle a envers moi et la vie en générale.

Je ne me rappelle plus vraiment du reste de la séance et si j’ai fait d’autres exercices, mais je réalise à quel point les rôles sont inversés entre ma mère et moi et à quel point cette relation m’atteint et m’use profondément. Je souhaite vraiment trouver la clé pour me libérer de tout ceci afin de pouvoir devenir ce que je ressens être au fond de moi.